FRANCIS CABREL
Les passantes (versión)

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LAS PASANTES
Letra: Antoine Pol - Música: Georges Brassens

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

Quiero dedicar este poema
A todas las mujeres que amas
Durante un instante secreto
A aquellas que apenas conoces
Que arrastran otros destinos
Y que nunca vuelves a ver

A aquella que ves asomarse
Por un segundo en su ventana
Y que enseguida se desvanece
Pero cuya esbelta silueta
Es tan graciosa y delicada
Que te colma el corazón

A la compañera de viaje
Cuyos ojos, encantador paisaje
Hacen más corto el camino
Eres tal vez el único en comprenderlo
Y sin embargo dejas que se apee
Sin haberle rozado la mano

A aquellas que ya están tomadas
Y que, viviendo horas grises
Al lado de un ser demasiado distinto
Te han, inútil locura
Dejado entrever la melancolía
De un futuro desesperante

Queridas imágenes percibidas
Esperanzas frustradas de un día
Mañana habréis quedado en el olvido
Por poco feliz que uno sea
Es raro que se acuerde
De los episodios del camino

Pero si has fracasado tu vida
Piensas, con un poco de envidia
En toda esa felicidad entrevista
En los besos que no te atreviste a tomar
En los corazones que deben esperarte
En los ojos que nunca volviste a ver

Entonces, las noches de lasitud
Poblándote la soledad
Con fantasmas del recuerdo
Lloras los labios ausentes
De todas aquellas hermosas pasantes
Que no supiste retener

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