CHRISTOPHE
Les mots bleus (1974)


LAS PALABRAS AZULES
Letra y música: Christophe

Il est six heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l'attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre

Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je la vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu'elle comprenne
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l'on donne
Sont comme les baisers que l'on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l'instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d'amour sans paroles
N'a pas besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je lui dirai tous les mots bleus
Tous ceux qui rendent les gens heureux
Tous les mots bleus

Dan las seis en el campanario de la iglesia
En el parque las flores poetizan
Una chica va a salir del ayuntamiento
Yo la espero, como cada tarde
Me sonríe
Debería hablarle
A cualquier precio

Le diría las palabras azules
Las palabras que se dicen con los ojos
Hablar me parece ridículo
Me decido y luego retrocedo
Ante una frase inútil
Que rompería el frágil instante
De un encuentro
De un encuentro

Le diría las palabras azules
Esas que hacen feliz a la gente
La llamaría sin nombrarla
Tal vez estoy pasado de moda
El viento de invierno sopla en abril
Me gusta el silencio inmóvil
De un encuentro
De un encuentro

Ya no hay reloj ni campanario
En el parque los árboles están tumbados
Regreso con el tren nocturno
La veo en el andén
Sonriéndome
Tendrá que comprender
A cualquier precio

Le diría las palabras azules
Las palabras que se dicen con los ojos
Todas las excusas que se dan
Son como los besos que se roban
Queda un sutil rencor
Que estropearía el frágil instante
De nuestro reencuentro
De nuestro reencuentro

Le diría las palabras azules
Esas que hacen feliz a la gente
Una historia de amor sin palabras
No necesita protocolo
Y los largos discursos fútiles
Empañarían un poco el estilo
De nuestro reencuentro
De nuestro reencuentro

Le diría las palabras azules
Esas que hacen feliz a la gente
Le diría todas las palabras azules
Todas las que hacen feliz a la gente
Todas las palabras azules

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