BARBARA
Quand ceux qui vont (1970)

VERSIONES (ENLACES EXTERNOS)
EN FRANCÉS
[Versión de Mallika Hermand (2010) >>>]


CUANDO LOS QUE VAN
Letra y música: Barbara

Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Quand le dernier jour s'est levé
Dans la lumière blonde,
Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Pour toujours et à tout jamais
Sous la terre profonde,
Quand la lumière s'est voilée,
Quand ceux que nous avons aimés
Vont fermer leur paupières,
Si rien ne leur est épargné,
Oh, que du moins soit exaucée
Leur dernière prière:
Qu'ils dorment, s'endorment
Tranquilles, tranquilles

Qu'ils ne meurent pas au fusil,
En expirant déjà la vie
Qu'à peine, ils allaient vivre,
Qu'ils ne gémissent pas leurs cris,
Seuls, rejetés ou incompris,
Eloignés de leurs frères,
Qu'ils ne meurent pas en troupeau
Ou bien poignardés dans le dos
Ou qu'ils ne s'acheminent
En un long troupeau de la mort,
Sans ciel, sans arbre et sans décor,
Le feu à la poitrine

Eux qui n'avaient rien demandé
Mais qui savaient s'émerveiller
D'être venus sur terre,
Qu'on leur laisse choisir, au moins,
Le pays, fut-il lointain,
De leur heure dernière
Qu'ils aillent donc coucher leurs corps
Dessous les ciels pourpres et or
Au-delà des frontières
Ou qu'ils s'endorment, enlacés,
Comme d'éternels fiancés
Dans la blonde lumière

Quand ceux qui vont s'en vont aller
Pour toujours et à tout jamais
Au jardin du silence
Sous leur froide maison de marbre
Dans les grandes allées sans arbre,
Je pense à vous, ma mère
Qu'ils aient, pour dernier souvenir,
La chaleur de notre sourire
Comme étreinte dernière
Peut-être qu'ils dormiront mieux
Si nous pouvons fermer leurs yeux
Je pense à vous, ma mère
Qu'ils dorment, s'endorment
Tranquilles, tranquilles

Cuando los que van se van a marchar,
cuando ha amanecido el último día
en la luz dorada;
cuando los que van se van a marchar
para siempre y por siempre
bajo la tierra profunda;
cuando la luz se ha velado;
cuando aquellos que hemos amado
van a cerrar sus párpados,
si nada van ya a conservar,
oh, que al menos sea atendida
su última plegaria:
que duerman, se duerman
tranquilos, tranquilos.

Que no mueran por el fusil
expirando ya la vida
que apenas iban a vivir;
que no giman sus gritos,
solos, rechazados o incomprendidos,
alejados de sus hermanos;
que no mueran en rebaño
o bien apuñalados por la espalda,
o que no se encaminen
en un largo rebaño hacia la muerte,
sin cielo, sin árboles y sin decorado,
con fuego en el pecho.

A ellos, que no habían pedido nada
pero que sabían maravillarse
por haber venido al mundo,
que les dejen elegir al menos
el país, aún lejano,
de su hora postrera.
Que vayan a acostar sus cuerpos
bajo los cielos púrpura y oro
más allá de las fronteras,
o que se duerman, abrazados,
como novios eternos
en la luz dorada.

Cuando los que van se van a marchar,
para siempre y por siempre
al jardín del silencio
bajo su fría casa de mármol
en las grandes avenidas sin árboles,
pienso en ti, madre.
Que tengan, por último recuerdo,
el calor de nuestra sonrisa
como abrazo postrero.
Tal vez dormirán mejor
si podemos cerrar sus ojos.
Pienso en ti, madre.
Que duerman, se duerman
tranquilos, tranquilos.

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