JEAN FERRAT
Que serais-je sans toi (1971)


QUÉ SERÍA SIN TI
Letra: Louis Aragon - Música: Jean Ferrat

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement ?

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi, comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme, au passant qui chante, on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du
frisson

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement ?

J'ai tout appris de toi, pour ce qui me concerne,
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu,
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement ?

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes,
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue,
Une corde brisée aux doigts du guitariste ?
Et pourtant, je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues,
Terre, terre, voici ses rades inconnues

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement ?

¿Qué sería sin ti, que viniste a mi encuentro?
¿Qué sería sin ti?, corazón dormido en el bosque,
Esta hora parada en la esfera del reloj
¿Qué sería sin ti, más que este balbuceo?

De ti todo he aprendido sobre las cosas humanas
Y veo desde entonces el mundo como tú
De ti todo he aprendido, cómo beber en las fuentes
Cómo leer en el cielo las estrellas lejanas
Como, del viajante que pasa, se toma la
canción
De ti todo he aprendido, hasta el sentido de estremecerme

¿Qué sería sin ti, que viniste a mi encuentro?
¿Qué sería sin ti?, corazón dormido en el bosque,
Esta hora parada en la esfera del reloj
¿Qué sería sin ti, más que este balbuceo?

De ti todo he aprendido en cuanto me concierne
Que hay sol al mediodía, que el cielo puede ser azul
Que la felicidad no es un quinqué de taberna
Me tomaste de la mano en este infierno moderno
Donde el hombre ya no sabe qué significa ser dos
Me tomaste de la mano como un amante feliz

¿Qué sería sin ti, que viniste a mi encuentro?
¿Qué sería sin ti?, corazón dormido en el bosque,
Esta hora parada en la esfera del reloj
¿Qué sería sin ti, más que este balbuceo?

Que habla de felicidad a menudo con los ojos tristes
¿No es un sollozo del desengaño,
Una cuerda quebrada en los dedos del guitarrista?
Y sin embargo os digo que la felicidad existe
Más allá de los sueños, más allá de las nubes
Tierra, tierra, he aquí sus ensenadas desconocidas

¿Qué sería sin ti, que viniste a mi encuentro?
¿Qué sería sin ti?, corazón dormido en el bosque,
Esta hora parada en la esfera del reloj
¿Qué sería sin ti, más que este balbuceo?

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