LÉO FERRÉ
Words, words, words (1980)


WORDS, WORDS, WORDS
Letra y música: Léo Ferré

Et qu'ont-ils à rentrer chaque année les Artistes ?
J'avais sur le futur des mains de cordonnier
Chaussant les astres de mes peaux ensemellées
La conscience dans le spider je mets les voiles
Et quarante millions de mètres de tailleur
Prenaient la taille à la putain de Galilée
La terre a bu le coup et penche du Tropique
Elle reste agrippée à mon temps cellulaire
Je déchargeais des tombereaux de souvenirs
Nous étions une histoire et n'avions rien à dire
Moi je prendrai la quatrième dimension
Pour trisser dans l'azur mes jambes migratrices
Le mur instantané que je dresse à la Chine
Mao c'était le nom de ce Viking flamand
Le tissu d'esquimau vieillit beaucoup plus vite
Des plaies sur des grabats du Chili à Lisbonne
S'exténuaient en équations de cicatrices
Le malade concret et l'interne distrait
Sont allés boire un pot au Café de la Morgue
Des vieillards le chéquier à la main à la banque
Faisaient des virements de testicules abstraits
L'embryon vaginé derviche dans le manque
Un pavot est venu l'asperger cette nuit
Mon berceau féodal et mes couilles gothiques
Des faux-nez des trognons des tissus ajoutés
Fondaient sous les sunlights de l'Opéra Comique
La Standard Oil prend du bidon et du gin fizz
La fièvre est descendue ce soir à Mexico
O ce parfum diapré dans la nuit des cigales
Dans une discothèque on a mis des barreaux
Les fenêtres s'en vont de la gorge et du squale
Ça sent la perfection dans ces rues amputées
Saint-Denis c'est un saint au derrière doublé
La fièvre est descendue ce soir dans un bordel
Et fallait voir comment ça soufflait dans la cale
Il y a partout des cons bordés d'oiseaux
Comme des lettres cheminant en parchemin
Nightingale O chansons crevées à minuit trente
J'ai le concile dans la main qui se lamente
Devant le mur à faire un peu des oraisons
La Folie m'a tenu la main à sa culotte
On eût dit de la mer s'en allant pour de bon
Viens petit dévêts-toi prends du large et jouis
Je sais des paravents comme un zoom d'espérance

Que font-ils ? Qui sont-ils ?
Ces gens qu'on tient en laisse
Dans les ports au shopping
Au bordel à la messe ?
Et ces mômes qu'on pourrait
S'carrer entre deux trains
Histoire de leur montrer
Qu'on a du face-à-main...
Ils ont voté Ils voteront
Comme on prend un barbiturique
Et ils ont mis la République
Au fond d'un vase à reposer
Les experts ont analysé
Ce qu'il y avait au fond du vase
Il n'y avait rien qu'un peu de vase

Et qu'ont-ils à rentrer chaque année les Artistes ?
J'avais sur le futur des mains de cordonnier
Chaussant les astres de mes peaux ensemellées
La conscience dans le spider je mets les voiles...

SHAKESPEARE AUSSI ETAIT UN TERRORISTE

" Words... Words... Words... " disait-il

Videla ?
En français : BUDELLE, tripes
En italien : BUDELLA, tripes

En argentin ?
Allez-y voir !

DE QUOI DEGUEULER...
VRAIMENT!

¿Y qué obtienen cada año los artistas?
Yo tenía sobre el futuro manos de zapatero
Calzando los astros con mis pieles ensueladas
Con la consciencia en el spider largo velas
Y cuarenta millones de metros de sastre
Tomaban la talla a la puta de Galilea
La Tierra ha encajado el golpe y ladea por el Trópico
Permanece agarrada a mi tiempo celular
Yo descargaba carretillas de recuerdos
Éramos una historia y no teníamos nada que decir
Tomaré la cuarta dimensión
Para trisar en el azur mis piernas migratorias
El muro instantáneo que levanto en la China
Mao era el nombre de ese vikingo flamenco
El tejido de esquimal envejece mucho más deprisa
Llagas en los catres de Chile a Lisboa
Se extenuaban en ecuaciones de cicatrices
El enfermo concreto y el interno distraído
Fueron a beber una caña al café de la morgue
Viejos con la chequera en la mano en el banco
Hacían transferencias de testículos abstractos
El embrión vaginado derviche en la carencia
Una adormidera ha venido a rociarlo esta noche
Mi cuna feudal y mis cojones góticos
Narices falsas y tronchos de tejidos añadidos
Se cimentaban bajo los sunlights de la Opéra Comique
La Standard Oil bebe bidón y gin fizz
La fiebre ha bajado esta noche a Méjico
Oh, este aroma tornasol en la noche de las cigarras
En una discoteca han puesto barrotes
Las ventanas se van por cuello y el escualo
Huele a perfección en estas calles amputadas
Saint-Denis es un santo con el trasero forrado
La fiebre ha bajado esta noche a un burdel
Y había que ver cómo soplaba en la cala
En todas partes hay imbéciles ribeteados de pájaros
Como letras caminando en pergamino
Nightingale. Oh, canciones rotas a las doce treinta
Tengo el concilio en la mano lamentándose
Frente al muro para hacer un poco oraciones
La Locura me ha sujetado la mano en sus bragas
Hubiérase dicho el mar yéndose para siempre
Ven, desnúdate, ve mar adentro y goza
Conozco tapaderas como un zoom de esperanza

¿Qué hacen? ¿Quiénes son?
Esas gentes atadas con correas
En los puertos, en el shopping
En el burdel, en la misa
Y esos críos a los que se podría
Arrellanar entre dos trenes
Cuestión de mostrarles
Que tenemos binóculos...
Han votado, votarán
Como se toma un barbitúrico
Y han puesto la República
En el fondo de un jarrón a reposar
Los expertos han analizado
Lo que había en el fondo del jarrón
Y no había más que un poco de cieno

¿Y qué obtienen cada año los artistas?
Yo tenía sobre el futuro manos de zapatero
Calzando los astros con mis pieles ensueladas
Con la consciencia en el spider largo velas

SHAKESPEARE TAMBIÉN ERA UN TERRORISTA

"Words... Words... Words..." –decía.

¿Videla?
En francés: BUDELLE, tripas
En italiano: BUDELLA, tripas

¿En argentino?
¡Ve a ver!

COMO PARA ECHAR LAS PAPAS...
¡REALMENTE!

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