GEORGES BRASSENS
Le fantôme (1966)

VERSIONES (ENLACES EXTERNOS)
EN FRANCÉS
[Versión de Groupe Décal’çons >>>]
[Versión de Gil et Jef >>>]
EN ITALIANO
[Versión de Nanni Svampa >>>]


EL FANTASMA
Letra y música: Georges Brassens

C'était tremblant, c'était troublant,
C'était vêtu d'un drap tout blanc,
Ça présentait tous les symptômes,
Tous les dehors de la vision,
Les faux airs de l'apparition,
En un mot, c'était un fantôme !

A sa manière d'avancer,
A sa façon de balancer
Les hanches quelque peu convexes,
Je compris que j'avais affaire
A quelqu'un du genr' que j'prefère :
A un fantôme du beau sexe.

" Je suis un p'tit poucet perdu,
Me dit-ell', d'un' voix morfondue,
Un pauvre fantôme en déroute.
Plus de trace des feux follets,
Plus de trace des osselets
Dont j'avais jalonné ma route ! "

" Des poèt's sans inspiration
Auront pris -- quelle aberration ! --
Mes feux follets pour des étoiles.
De pauvres chiens de commissaire
Auront croqué -- quelle misère ! --
Mes oss'lets bien garnis de moelle. "

" A l'heure où le coq chantera,
J'aurai bonn' mine avec mon drap
Plein de faux plis et de coutures !
Et dans ce siècle profane où
Les gens ne croient plus guère à nous,
On va crier à l'imposture. "

Moi, qu'un chat perdu fait pleurer,
Pensez si j'eus le cœur serré
Devant l'embarras du fantôme.
" Venez, dis-je en prenant sa main,
Que je vous montre le chemin,
Que je vous reconduise at home "

L'histoire finirait ici,
Mais la brise, et je l'en r'mercie,
Troussa le drap d'ma cavalière...
Dame, il manquait quelques oss'lets,
Mais le reste, loin d'être laid,
Etait d'un' grâce singulière.

Mon Cupidon, qui avait la
Flèche facile en ce temps-là,
Fit mouche et, le feu sur les tempes,
Je conviai, sournoisement,
La belle à venir un moment
Voir mes icônes, mes estampes...

" Mon cher, dit-ell', vous êtes fou !
J'ai deux mille ans de plus que vous... "
-- Le temps, madam', que nous importe ! --
Mettant le fantôm' sous mon bras,
Bien enveloppé dans son drap,
Vers mes pénates je l'emporte !

Eh bien, messieurs, qu'on se le dis':
Ces belles dames de jadis
Sont de satanées polissonnes,
Plus expertes dans le déduit
Que certain's dames d'aujourd'hui,
Et je ne veux nommer personne !

Au p'tit jour on m'a réveillé,
On secouait mon oreiller
Avec un' fougu' plein' de promesses.
Mais, foin des délic's de Capoue !
C'était mon père criant : " Debout !
Vains dieux, tu vas manquer la messe ! "

Estaba tembloroso, era turbador,
iba vestido con una sábana blanca.
Presentaba todos los síntomas,
todos los aspectos de una visión
los falsos aires de una aparición…
En una palabra: ¡era un fantasma!

Por su manera de avanzar,
por su manera de balancearse,
las caderas un poco convexas,
comprendí que se trataba
de uno del género que prefiero:
de un fantasma del bello sexo.

“Soy un pobre pulgarcito perdido,”
--Me dijo con voz lánguida--
“un pobre fantasma en aprietos.
¡Ni rastro de los fuegos fatuos,
ni rastro de los huesecillos
con los que jaloné mi camino!"

“Poetas sin inspiración
habrán tomado --¡qué aberración!--
mis fuegos fatuos por estrellas;
pobres perros de comisaría
habrán roído --¡vaya incordio!--
mis huesecillos bien rellenos de médula.”

“¡Cuando cante el gallo,
vaya pinta tendré con mi sábana
llena de arrugas y remiendos!
Y en este siglo profano en que
la gente ya no cree mucho en nosotros,
gritarán ¡al impostor”.”

A mí, que un gato perdido me hace llorar,
imaginaos cómo se me encogió el corazón
ante el aprieto del fantasma.
“Ven”, dije tomándole la mano,
“que te muestre el camino,
que te reconduzca at home.”

La historia acabaría aquí
pero la brisa, a la que doy las gracias,
levantó la sábana de mi compañera…
Vaya, le faltaban algunos huesos
pero el resto, lejos de ser feo,
era de una gracia singular.

Mi Cupido, que tenía la
flecha fácil en aquella época,
dio en el blanco y, con fuego en las sienes,
invité solapadamente
a la bella a pasar un momento
a ver mis iconos, mis estampas…

“Querido –dijo-- ¡estás loco!
¡Tengo dos mil años más que tú…!”
¡El tiempo, señora, qué nos importa!
Tomando al fantasma bajo el brazo,
bien envuelto en su sábana,
hacia mis lares me lo llevo.

Y bien, señores, que se sepa:
estas bellas damas de antaño
son unas malditas pícaras,
más expertas en el regodeo
que muchas damas de hoy en día,
¡y no señalo a nadie!

Me despertaron al amanecer,
sacudían mi almohada
con una fogosidad repleta de promesas.
Pero, ¡malditas sean las delicias de Capua!,
era mi padre gritando “¡Levántate,
rediós, que llegas tarde misa!”

No hay comentarios:

Publicar un comentario en la entrada

VISITAS