GEORGES BRASSENS
La princesse et le croque-notes (1972)


LA PRINCESA Y EL RASCANOTAS
Letra y música: Georges Brassens

Jadis, au lieu du jardin que voici,
C'était la zone et tout ce qui s'ensuit,
Des masures des taudis insolites,
Des ruines pas romaines pour un sou.
Quant au la faune habitant la dessous
C'était la fine fleur c'était l'élite.

La fine fleur, l'élite du pavé.
Des besogneux des gueux des réprouvés,
Des mendiants rivalisant de tares,
Des chevaux de retour des propres à rien,
Ainsi qu'un croque-note, un musicien,
Une épave accrochée au sa guitare.

Adoptée par ce beau monde attendri,
Une petite fée avait fleuri
Au milieu de toute cette bassesse.
Comme on l'avait trouvée près du ruisseau,
Abandonnée en un somptueux berceau,
A tout hasard on l'appelait "princesse".

Or, un soir, Dieu du ciel, protégez nous!
La voila qui monte sur les genoux
Du croque-note et doucement soupire,
En rougissant quand même un petit peu:
"C'est toi que j'aime et si tu veux tu peux
M'embrasser sur la bouche et même pire..."

"- Tout beau, princesse arrête un peu ton tir,
J'ai pas tellement l'étoffe du satyre,
Tu a treize ans, j'en ai trente qui sonnent,
Grosse différence et je ne suis pas chaud
Pour tâter de la paille humide du cachot...
- Mais croque-note, je dirais rien à personne..."

- N'insiste pas fit-il d'un ton railleur,
D'abord tu n'es pas mon genre et d'ailleurs
Mon coeur est déjà pris par une grande..."
Alors princesse est partie en courant,
Alors princesse est partie en pleurant,
Chagrine qu'on ait boudé son offrande.

Y a pas eu détournement de mineure,
Le croque-note au matin, de bonne heure,
A l'anglaise a filé dans la charrette
Des chiffonniers en grattant sa guitare.
Passant par la quelques vingt ans plus tard,
Il a le sentiment qu'il le regrette.

Antaño, en lugar del jardín que hay ahora,
esto era el barrio de chabolas y todo lo que conlleva:
casuchas, tugurios insólitos,
ruinas no romanas por una perra gorda.
En cuanto a la fauna que allí vivía
era la flor y nata, era la élite.

La flor y nata, la élite de la calle:
tirados, pordioseros, réprobos,
mendigos rivalizando en taras,
reincidentes, inútiles,
así como un rascanotas, un músico,
un despojo pegado a su guitarra.

Adoptada por este bonito mundo enternecido,
una pequeña hada había florecido
en medio de toda esta bajeza.
Puesto que la habían encontrado cerca de un arroyo,
abandonada en una suntuosa cuna,
por si acaso la llamaban “princesa”.

Y un día, ¡que Dios nos proteja!
va y se sube a las rodillas
del rascanotas y suavemente suspira,
ruborizándose incluso un poquito:
“- Es a ti a quien amo y si quieres puedes
besarme en la boca e incluso algo peor…”

“- Bueno, princesa, frena un poco tu impulso,
yo no tengo madera de sátiro.
Tienes trece años, yo treinta bien cumplidos,
gran diferencia, y no estoy preparado
para probar la paja húmeda del calabozo…”
“- Pero, rascanotas, no diré nada a nadie…”

- “No insistas”, dijo con un tono burlón,
“para empezar no eres mi tipo y además
mi corazón está ya tomado por una noble…”
Entonces princesa se fue corriendo,
Entonces princesa se fue llorando,
apenada porque habían rechazado su ofrenda.

No hubo corrupción de menores,
el rascanotas, temprano por la mañana
se fue a la francesa en la carreta
de unos traperos rascando su guitarra.
Al pasar por ahí unos veinte años más tarde,
tiene la sensación de que lo echa de menos.

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