CHARLES TRENET
Je chante (1938)

OTRAS VERSIONES (ENLACES EXTERNOS)
EN FRANCÉS
[Versión de François Deguelt >>>]
[Versión de Pia Tedesco (2011) >>>]
[Versión de Christian Arnault >>>]
[Versión de Zed van Traumat (humorística, 2008) >>>]


Esta canción aparece en la banda sonora de la película “El cielo protector”
(The Sheltering Sky - Bernardo Bertolucci, 1990).

CANTO
Letra: Charles Trenet - Música: Paul Misraki

Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante sur mon chemin
Je chante, je vais de ferme en château
Je chante pour du pain je chante pour de l'eau
Je couche
Sur l'herbe tendre des bois
Les mouches
Ne me piquent pas
Je suis heureux, j'ai tout et j'ai rien
Je chante sur mon chemin
Je suis heureux et libre enfin.

Les nymphes
Divinités de la nuit,
Les nymphes
Couchent dans mon lit.
La lune se faufile à pas de loup
Dans le bois, pour danser, pour danser avec nous.
Je sonne
Chez la comtesse à midi :
Personne,
Elle est partie,
Elle n'a laissé qu'un peu d'riz pour moi
Me dit un laquais chinois

Je chante
Mais la faim qui m'affaiblit
Tourmente
Mon appétit.
Je tombe soudain au creux d'un sentier,
Je défaille en chantant et je meurs à moitié
"Gendarmes,
Qui passez sur le chemin
Gendarmes,
Je tends la main.
Pitié, j'ai faim, je voudrais manger,
Je suis léger... léger..."

Au poste,
D'autres moustaches m'ont dit,
Au poste,
"Ah ! mon ami,
C'est vous le chanteur vagabond ?
On va vous enfermer... oui, votre compte est bon."
Ficelle,
Tu m'as sauvé de la vie,
Ficelle,
Sois donc bénie
Car, grâce à toi j'ai rendu l'esprit,
Je me suis pendu cette nuit... et depuis...

Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante
Sur les chemins,
Je hante les fermes et les châteaux,
Un fantôme qui chante, on trouve ça rigolo
Je couche,
Parmi les fleurs des talus,
Les mouches
Ne me piquent plus
Je suis heureux, ça va, j'ai plus faim,
Heureux, et libre enfin !

¡Canto!
Canto noche y día,
canto recorriendo mi camino.
Canto, voy de granja en castillo,
canto a cambio de pan, canto a cambio de agua.
Me acuesto
en la hierba fresca de los bosques,
las moscas
no me pican.
Soy feliz, lo tengo todo y no tengo nada,
canto recorriendo mi camino,
soy feliz y libre al fin.

Las ninfas,
divinidades de la noche,
las ninfas
se acuestan en mi cama.
La luna se desliza con sigilo
por el bosque, para bailar, bailar con nosotros.
Llamo
a casa de la condesa por el mediodía:
no hay nadie,
se ha marchado,
sólo ha dejado un poco de arroz para mí,
me dice un lacayo chino.

Canto,
pero el hambre que me debilita
atormenta
mi apetito.
Me desplomo de pronto en el cruce de un sendero,
desfallezco cantando y medio muero.
“Gendarmes
que pasáis por el camino,
gendarmes,
tiendo la mano:
Piedad, tengo hambre, quisiera comer,
soy ligero… ligero…”

En la comisaría
otros bigotudos me han dicho,
en la comisaría:
“¡Ah!, amigo mío,
¿eres tú el cantante vagabundo?
Vamos a encerrarte… sí, estás apañado.”
Cordel,
me has salvado la vida.
Cordel,
bendito seas
pues gracias a ti he entregado el alma,
me he colgado esta noche… y desde entonces…

¡Canto!
Canto noche y día,
canto
por los caminos,
me aparezco en granjas y castillos,
un fantasma que canta les resulta divertido.
Me acuesto
entre las flores del talud,
las moscas
ya no me pican.
Soy feliz, todo va bien, ya no tengo hambre.
¡Feliz y libre al fin!

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